Les débats au conseil général ont débuté vers 09h30, ce vendredi par une minute de silence en hommage à Rémi Fraisse, 21 ans, opposant mort dimanche. Puis, c’est le président du conseil général qui a pris la parole et mis fin au suspens. « Le drame intervenu dans la nuit de samedi à dimanche conduit l’assemblée départementale à prendre acte de l’impossibilité de poursuivre toute activité liée au déroulement du chantier sur le site de Sivens », a déclaré Thierry Carcenac.

Contrairement à ce qui avait été prévu, aucun débat ni vote n’ont eu lieu au conseil général, la suspension ayant visiblement été entérinée lors de deux réunions préparatoires jeudi soir et vendredi matin. Le président Carcenac a appelé à « mettre en oeuvre les préconisations des experts mandatés par le ministère de l’Écologie ». Ces ingénieurs recommandent de poursuivre le projet mais de réduire le volume d’eau destiné à l’irrigation afin d’en minimiser l’impact environnemental.

Des manifestants devant le conseil général

Faisant référence à ces recommandations, Thierry Carcenac a « demandé à l’État de les étudier et d’en assumer toutes les conséquences », appelant « solennellement à l’apaisement ». « On a décidé de suspendre les travaux (…) Sans définir de délai. Mais ce n’est pas un abandon », a expliqué Didier Houlès, vice-président divers-gauche du conseil général.

A l’extérieur du siège du conseil général à Albi, 200 opposants environ manifestaient dans le calme, brandissant une pancarte proclamant « Non au barrage de Sivens, oui au moratoire, oui au débat public ».

source :  metronews.fr